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> COPRODUCTIONS 15/16

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Le Roi Lear

Traduction et mise en scène Olivier Py 
D’après William Shakespeare

À chaque changement violent, abrupt, radical des modes de pensée ou d’action qui semble marquer la fin d’un monde, reviennent des images d’apocalypse. Le vieux roi Lear, survivant d’un monde ancien, se retrouve soudainement face à la noirceur d’un temps où la lumière semble avoir disparu. Il ne comprend ni le langage ni les actes de ceux qui doivent, selon la loi de la nature, lui succéder. Il se trompe, politiquement et affectivement ; on le trompe, et il en est réduit à errer avec son fou dans la lande, subissant la tempête. Olivier Py, abordant Shakespeare, mêle sa langue à celle du poète anglais pour dire à la fois notre fin d’un monde, celle qui enterre un XXe siècle cruel, et aussi pour trouver « les pierres de touche de la reconstruction », mystère auquel nous sommes tous conviés.

Avec Jean-Damien Barbin, Moustafa Benaïbout, Nâzim Boudjenah de la Comédie-Française, Amira Casar, Céline Chéenne, Eddie Chignara, Matthieu Dessertine, Emilien Diard-Detoeuf, Philippe Girard, Damien Lehman, Thomas Pouget, Laura Ruiz Tamayo, Jean-Marie Winling
Scénographie, décors, costumes et maquillage Pierre-André Weitz Lumières Bertrand Killy
Son Dominique Cherprenet

Dossier de production

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Misanthrope(s)

Mise en scène Alexis Moati et Pierre Laneyrie
D'après Molière

Alexis Moati et Pierre Laneyrie poursuivent leur épopée Molière !
Proche, moderne, revendiquant un rire positif et libérateur, la mise en scène s’amuse avec les mots, le public, la forme théâtrale autant qu’avec le propos de Molière sur Alceste et son monde. Un nouveau répertoire ! Célimène a-t-elle raison d’aimer séduire ? Alceste est-il un idéaliste épris de vérité ou un orgueilleux insupportable ? Peut-on changer le monde sans se plier à ses règles ? 

Cinq jeunes acteurs inscrits dans le concret du monde d’aujourd’hui, jouant de la richesse de l’alexandrin tout en déjouant les conventions théâtrales, s’emparent avec vigueur de cette pièce énigmatique. Ce que le Misanthrope interroge, au-delà du jeu des apparences sociales, et de la dénonciation de l’hypocrisie du monde, c’est peut-être un trouble plus profond qui se nomme « sens de la vie ». Entre les discours contradictoires de ses personnages, Molière ne prend pas vraiment parti, il ne fait qu’exposer sans fard les contradictions d’Alceste, de Célimène et de tous ceux qui jouent une comédie : une comédie sociale d’hier proche de celle d’aujourd’hui ? 

Avec : Léna Chambouleyron, Thibault Pasquier, Arthur Verret et en alternance Pierre Laneyrie ou Alexis Moati, Carole Costantini ou Sophie Delage
Lumières : Sébastien Béraud
Costumes : Aude-Claire Amédéo
Régie générale : Fabrice Giovansili avec l’aide de Samuel Bester pour la vidéo
Direction de production : Tatiana Pucheu-Bayle, avec l’aide de Camille Nauff

Dossier de production

 

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La Traversée


Trois spectacles d’Eva Doumbia autour de la figure féminine noire, l'afropéenne :
Insulaires, La vie sans fards précédé de Segou,
La grande chambre



Eva Doumbia, fondatrice de la Compagnie La part du pauvre, envahit le théâtre : imaginaire poétique, musiques, danses et saveurs afrodescendantes.

« Comme beaucoup d’artistes, j’inscris ma démarche théâtrale dans une quête identitaire : je suis française normande afropéenne, fille de Malinkés et d’une institutrice normande (elle-même de parents ouvriers communistes). Je suis aussi malienne et ivoirienne, je suis née et j’ai grandie au Havre. Mon art interroge surtout mon « être-femme-noire » et, métis lui aussi, se nourrit d’autres arts et disciplines : la musique, la danse, la photographie, la vidéo, et de manière essentielle, la littérature, mais aussi la coiffure, la cuisine, la mode... Après avoir adapté, entre autres, les romanciers Chester Himes, Léonora Miano, Bibish Mumbu, je continue ce chemin de découvertes littéraires avec Maryse Condé, Yannick Lahens, Jamaïca Kincaid et Fabienne Kanor. »
Eva Doumbia

Insulaires
Textes de Yanick Lahens, Jamaïca Kincaid, Fabienne Kanor
Trois auteures majeures pour trois monologues de femmes puissantes qui racontent trois moments de l’histoire des Antilles. Un parcours littéraire et musical où Eva Doumbia fait résonner magnifiquement le passé et le présent d’une histoire mal traitée, souvent oubliée.

La vie sans fards précédé de Ségou
d’après Maryse Condé
L’œuvre de Maryse Condé a embrassé l’histoire des Noirs, sur trois continents, des premiers jours de l’esclavage jusqu’aux décolonisations. En adaptant La vie sans fards, l’autobiographie de Maryse Condé, Eva Doumbia entremêle récit, musique et chants pour conter l’entrée en écriture de cette femme exceptionnelle. Des extraits de Ségou, l’œuvre maîtresse de Condé, formeront un prélude à cette épopée : trois portraits de femmes noires dans la complexité de leurs destins comme une métaphore de cette vie littéraire aux prises avec l’Histoire.

La grande chambre
Texte de Fabienne Kanor
Où sommes-nous ? Dans un parloir ? Au tribunal ? Dans une chambre d’hôtel en 2013... Le Havre, qui s’enrichit jadis de la traite négrière semble avoir oublié son passé. Une femme « antillaise de France » fait alors entendre ce que fut l’histoire de ses ancêtres, ces premiers « Noirs de France », domestiques achetés au statut d’homme libre.

Dossier de production

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Transsibérien je suis

Un spectacle de Philippe Fenwick

"De Brest à Vladivostok en passant par Marseille"
Chronique d’un rêve écorné. Dans cette autofiction, jouant de la dérision, Philippe Fenwick retrace la course d’obstacles que fut la mise en oeuvre de son projet le plus fou : un spectacle itinérant de Brest à Vladivostok. Et si la vie n’était pas qu'un songe..

« 1300 jours pour arriver à partir vers l’Extrême-Orient sur les traces d’un homme qui n’est jamais parti ».
Voilà comment Philippe Fenwick définit, non sans humour, sa nouvelle création en forme de poupée russe. Un spectacle dont il est à la fois l’auteur, le personnage et l’interprète. Fasciné par l’improbable destinée d’un certain Jacques Mercier, chanteur de cabaret, Fenwick, le héros de la pièce, décide d’en faire un spectacle et de monter une tournée au fil du Transsibérien. Pour cela, il lui faut créer une troupe, réunir un million d’euros, trouver des partenaires, convaincre l’Institution. Accompagné de quatre musiciens et de circassiens, Fenwick raconte dans une atmosphère de cabarets ces jours passés à courir après ce rêve. Une confession intime, pleine de rebondissements et ingénieusement truquée.

Avec : Philippe Arestan, Philippe Borecek, Philippe Fenwick, Alexandre Fournier, Hugues Hollenstein, Grit Krausse, Marine Paris, Sergueï Vladimirov et des artistes invités…
Collaboration à la mise en scène Nathalie Conio Scénographie Philippe Fenwick et Félix Deschamps Lumière Michel Carmona Création sonore Romain Quartier Costumes Magali Castellan

Dossier de production


> COPRODUCTIONS 14/15

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Lilliom

Un spectacle de Jean Bellorini
Texte de
 Ferenc Molnar 
Traduction 
Kristina Rády, Alexis Moati, 
Stratis Vouyoucas

Cette « légende de banlieue en sept tableaux » est un conte aux allures féeriques, mais un conte sans morale, sans message qui permet à Jean Bellorini et à sa compagnie de nous proposer le partage d’un peu d’humanité dans ce lieu propice qu’est le théâtreL’histoire de Liliom, le héros qui rêve d’Amérique, une histoire naïve pleine d’espoir qui se brise sur les dures réalités de la vie, mais aussi une histoire de troupe d’artistes, de troupes d’acteurs qui s’emparent de cet univers forain et musical pour le partager avec le public dans une proximité qui se réclame d’un théâtre populaire poétique et contemporain. Tous ces personnages confrontés à la violence d’une société qui les marginalise s’échappent des réalités par le rêve, par l’imaginaire pour simplement exister. Le spectacle propose une fête foraine avec de vrais manèges et des numéros d'artistes pour déambuler dans les stands, écouter les histoires qui se racontent, belles histoires d'amour ou sombres histoires de voyous à gueules d'ange.

Avec Clara Mayer, Delphine Cottu, Hugo Sablic, Jacques Hadjaje, Sébastien Trouvé, Julien Bouanich, Amandine Calsat, Damien Vigouroux, Marc Plas, Julien Cigana, Teddy Melis, Lidwine de Royer Dupré
Mise en scène, scénographie et lumière Jean Bellorini 
Costumes Laurianne Scimemi

Dossier de production 

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Birdy

D’après le roman de William Wharton 
Mise en scène de Emmanuel Meirieu 
Adaptation Emmanuel Meirieu et Loïc Varraut

Immortalisée au cinéma par Alan Parker mais portée pour la première fois au théâtre, l’histoire d’un homme fasciné par les oiseaux au point de vouloir en devenir un.  Incandescent huis-clos où la folie flirte avec le sens de la vie, des acteurs intenses. Deux personnages : Al et Birdy, amis d’enfance de retour du front. Le premier a perdu son visage, le second, pense-t-on, son esprit. Unité de lieu : la cellule de Birdy où Al est admis à son chevet. Unité d’action : égrainer les souvenirs pour le sortir de son mutisme et le sauver de l’internement.
De par sa construction à deux voix (Al parlant à Birdy, Birdy se parlant à lui-même), le roman de Wharton appelle le théâtre. Tout est réuni pour qu’il porte à incandescence cette histoire de folie, de liberté et d’amitié conjuguées. C’est l’avis d’Emmanuel Meirieu, qui sculpte comme nul autre les sentiments humains, on se souvient de l'intensité de son spectacle De Beaux Lendemains, sans effets, mais avec un goût certain pour l’émotion et une confiance absolue dans les mots. Nul doute qu’en Birdy, il trouvera matière à déployer son art.

Avec Loïc Varraut, Thibault Roux et Stéphane Balmino
Musique Raphaël Chambouvet Costumes Moïra Douguet Maquillage Barbara Schneider

Dossier de production
 

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Le Kabuki derrière la porte

De et avec Gaël Baron et Laurent Ziserman 

Deux comédiens occidentaux se glissent dans les habits du Kabuki, l’une des formes traditionnelles du théâtre japonais. Une rêverie burlesque où acteurs et spectateurs se laissent délicieusement prendre au jeu.
Que se passerait-il si Bouvard et Pécuchet décidaient de s'approprier les codes ancestraux du Kabuki ? Les deux acteurs qui entrent en scène ont étudié avec soin l'art du maquillage et des costumes et travaillé avec application leur guide de conversation pour assimiler des rudiments de japonais. Mais très vite, leurs tentatives s'avèrent aussi fragiles que leur décor de fortune et l'on craint sans cesse qu'ils ne se prennent les pieds… dans leurs kimonos. Portés par une foi inébranlable et un plaisir de jouer indubitable, ils abordent Molière ou Shakespeare comme autant de terres étrangères à explorer. On se laisse volontiers entraîner dans leurs pérégrinations, dans leur traversée clownesque du théâtre et de ses traditions. Cocasse et délicieusement fantaisiste.

Regard et direction d'acteur Julie Denisse Travail du corps Jérôme d'Orso Scénographie Emmanuel Clolus et Laurent Ziserman Son Isabelle Surel Vidéo Philippe Domangie Régie générale Cyrille Guillochon

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Pierre et le loup

De Prokofiev 
Direction Yannis Pouspourikas 
Orchestre philharmonique
de l’Opéra de Marseille
 
Conte musical raconté par Macha Makeïeff

Sergueï Prokofiev en 1936 écrit et met en musique cette histoire belle et simple d'un petit garçon désobéissant, d'un canard malheureux, des animaux de la ferme, d'un grand-père sévère et d'un loup très dangereux...
Ce conte musical était une commande faite au compositeur par le Théâtre central pour enfants de Moscou dans un but pédagogique. L'idée géniale de Sergueï Prokofiev est d'avoir inventé une histoire où chaque personnage possède son thème instrumental et musical. L'arrivée de Pierre est toujours annoncée par un quatuor à cordes, celle de l'oiseau par une flûte à bec, le canard est identifié par le hautbois, le grand père est un basson, le chat se reconnaît à la clarinette et l'horrible loup par des cors. Un conte moral qui se termine bien.

Avec Macha Makeïeff et Aïssa Mallouk

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Victor
ou les enfants au pouvoir

De Roger Vitrac 
Mise en scène et adaptation Frédéric Poinceau 

Un chef d’oeuvre du surréalisme : un enfant de neuf ans fait exploser les conventions sociales et familiales en revendiquant sa liberté et en refusant le conformisme d’une société qui a peur d’elle-même, et surtout des forces vives de sa jeunesse.

Victor fête son neuvième anniversaire au milieu de sa famille et de ses amis. Ce qui ne devait être qu’un cérémonial social bien huilé devient l’occasion d’un règlement de compte qui détruit les conventions et bouscule la normalité d’une vie bourgeoise bien réglée. Sur le champ de bataille on passe du vaudeville à la tragédie, de l’humour cruel mais vivifiant à la noirceur d’un drame sur lequel plane la mort. L’intelligence précoce de Victor ne le protégera pas des forces de destruction qui l’entourent et qu’il a lui-même mises en marche. Dans une langue à la fois grinçante, poétique, burlesque, inquiétante, la pièce de Roger Vitrac garde aujourd’hui encore son audace et sa vitalité.

Avec Eric Bernard, Stephen Butel, Stéphanie Fatout, Christophe Grégoire, Emma Gustafsson, Christelle Legroux, Frédéric Poinceau, Laurent de Richemont, Amandine Thomazeau
Scénographie et costumes Virginie Breger et Frédéric Poinceau Musique Eric Bernard Lumière Marc Vilarem

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Gould Menuhin

Mise en scène 
Charles Berling et Christiane Cohendy
 
Sur une idée originale de Ami Flammer

Quels points communs entre le violoniste qui peut faire trois récitals par jour pour toucher le plus grand public possible et le pianiste qui refuse tout concert public pour s’isoler en studio à la recherche de la perfection du son le plus pur ? Deux musiciens de génie, le pianiste misanthrope Glenn Gould et le violoniste humaniste Yehudi Menuhin, s’opposent dans un duel verbal et musical réjouissant de ferveur et de talent.

Bach, Beethoven, Schoenberg Ami Flammer, violoniste, interprète avec émotion ce Yehudi Menuhin qu’il a eu la chance de connaître, alors que l’acteur Charles Berling jubile à ressusciter un Glenn Gould provocateur, plus vrai que nature.

Avec Charles Berling, le violoniste Ami Flammer et Aurélie Nuzillard
Participation exceptionnelle pour l’enregistrement piano de Jean-Claude Pennetier & de Daniel Propper
pour les Variations Goldberg
Conception du spectacle Christiane Cohendy, Ami Flammer et Charles Berling
Dramaturgie et collaboration artistique Florence Bosson Scénographie Christian Fenouillat
Création vidéo Pierre Nouvel Création lumière Bertrand Couderc Création sonore Jean-Damien Ratel Costumes Mirna Rossi Assistante à la mise en scène Léa Ortelli
Traduction Marie Boisson, Elana Lachaud-Volk, Marie-Claude Machon-Honoré et Léa Ortelli

Dossier de production

> COPRODUCTIONS 13/14
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Katia Kabanova

Mise en scène André Engel
Direction musicale Irène Kudela
Version de chambre de l’Opéra de Leoš Janacek

À la frontière entre l'opéra et le théâtre, André Engel, metteur en scéne magnifique, retrouve Janacek après l’immense succès de sa mise en scène de La Petite Renarde Rusée. « Un travail des corps qui est le propre de la grande direction d’acteurs ». Le Figaro

C’est à l’occasion d’un atelier avec de jeunes artistes lyriques de la Fondation Royaumont qu’André Engel met en scène Janácek. Créé en 1921, Kàtia Kabanovà est l’un des opéras les plus populaires du compositeur. Plus qu’un spectacle, l’objet de cette mise en scène, version piano, placée sous la direction musicale d’Irène Kudela, est de rendre compte de l’aventure d’une première prise de rôle pour de jeunes voix. La fraîcheur de la découverte des autres et de soi, à l’aube d’une vie pleine de promesses.

Collaboration artistique Ruth Ortmann Dramaturgie Dominique Müller Scénographie Nicky Rieti Costumes Chantal De la Coste-Messelière Lumières André Diot Chant Jérôme Billy, José Canales, Elena Gabouri, Paul Gaugler, Douglas Henderson, Michel Hermon, Kelly Hodson, Céline Laly, Claire Péron Piano Martin Surot

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Britannicus

De Jean Racine 
Mise en scène Xavier Marchand 

Racine décrit dans Britannicus la transformation d’un esprit adolescent en cet être fou et sanguinaire qu’est Néron. Dans Bérénice, il dessine l’évolution intérieure d’un homme, Titus, qui met en balance l’amour et la raison d’état. Un diptyque conçu par Xavier Marchand et créé en deux temps : Britannicus en novembre au Théâtre de La Criée puis Bérénice au Théâtre Joliette-Minoterie en février 2014.

L’adolescence : premières amours, afflux de désir, passions aussi soudaines que fugaces, confrontation à l’autorité, doutes… Tout avive la question lancinante du devenir d’un être. Ces questionnements, ces états souvent impulsifs et violents, trouvent un écho particulier dans le personnage fascinant forgé par Racine dans Britannicus : Néron. Pris dans les mailles d’un filet d’influences contradictoires, il connaît toutes les affres de la prise de pouvoir. Sans action visible, Britannicus est une tragédie d’une efficacité redoutable à la trame dramatique haletante.

Avec Manon Allouch, Joseph Bourillon, Quentin Ellias, Anne Le Guernec, Pascal Omhovère, Marine De Missolz, Albert Jaton Assistante à la mise en scène Marine De Missolz Création lumière Marie Vincent Scénographie Julie Maret

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La Bonne Âme
du Se-Tchouan

De Bertolt Brecht 
Mise en scène de Jean Bellorini

Après le succès de Tempête sous un crâne, voici la nouvelle création à La Criée de Jean Bellorini : un des plus brillants metteur en scène de la jeune génération avec une troupe débordante et créative, et Macha Makeïeff pour en imaginer les costumes. Une fête théâtrale intense et profonde.

C’est un Brecht très humain que celui de La Bonne Âme. Il ne se limite pas au simple récit d’une parabole sur la bonté. Ce texte, achevé en 1940, est une de ses pièces les plus abouties. Un théâtre d’interrogations face à l’existence de l’homme, un théâtre politique associé au mystère de la poésie… Jean Bellorini a rêvé un spectacle simple, drôle, et terrible aussi. Une danse, un bal, porteur d’une grâce légère et d’une force violente. Des comédiens-musiciens-chanteurs-ouvriers au service de la fable. Un pianiste fou et grandiose, virtuose. Vents, cordes, percussions. Des chansons et un esprit de fanfare porté par la troupe, une grande famille de 18 comédiens.

Avec Danielle Ajoret, Michalis Boliakis, François Deblock, Karyll Elgrichi, Claude Evrard, Camille de la Guillonnière, Jacques Hadjaje, Med Hondo, Blanche Leleu, Clara Mayer, Teddy Melis, Marie Perrin, Marc Plas, Geoffroy Rondeau, Hugo Sablic, Gilles Ségal, un enfant... 
Scénographie et lumières Jean Bellorini Costumes Macha Makeïeff Création musicale Jean Bellorini, Michalis Boliakis, Hugo Sablic Son Joan Cambon Maquillages Laurence Aué

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Tristan et Iseult

Par Laurent Daycard

Fermez les yeux, écoutez : c’est le début de l’histoire. L’histoire de Tristan et Iseult n’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire de l’Amour. Pleine de défis et de souffrances sans aucun renoncement ; histoire murmurée par les arbres de la forêt du Morrois, clamée par le vent sur les falaises de Tintagel, scandée par la mer toujours présente.

Laurent Daycard raconte depuis vingt ans les « grands contes » merveilleux et populaires. C’est au son du dulcimer qu’il rythme son récit. Pour cette nouvelle création, Hervé Bontemps assure la mise en espace et en lumière.

En partenariat avec La Baleine qui dit « Vagues »

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Traversée aux Disparus

Trois spectacles d’Eva Doumbia
Textes de Léonora Miano, Maryse Condé et Yanick Lahens 

« Être Noir en France aujourd'hui, c'est avant tout être dans une situation d'impouvoir. C'est ne pas maîtriser sa propre image, puisqu'elle est fabriquée par d'autres ». Léonora Miano Fondatrice de la compagnie La part du Pauvre / Nana Triban, Eva Doumbia reprend le pouvoir pour trois soirées exceptionnelles à La Criée et nous invite à la suivre hors des sentiers battus du Traversée aux Disparus : cela pourrait être le nom d’une rue dans un village de Normandie ou du Sud de la France, un passage au centre de Port-au-Prince, une allée dans un quartier de Pointe-à-Pitre, un lieu-dit à Gorée ou un chemin d'une forêt près de Douala... C’est le titre du parcours tracé par Eva Doumbia à travers les histoires mouvementées de la femme noire dans le monde d’aujourd’hui et d’hier. 

Artiste associée au Théâtre des Bernardines, se revendiquant avec force comme « afropéenne », française et fille d'africain, elle réunit quatre textes de Léonora Miano, Maryse Condé et Yanick Lahens. De générations et d’origines géographiques différentes, elles ont en partage l’écriture, le féminin, la couleur de la peau.

Traversée aux Disparus est un spectacle restituant au travers de ses trois auteures des vies réelles ou imaginées, brisées par la grande Histoire.

Avec Astrid Bahiya, Gaelle Bien-Aimée, Alvie Bitémo, Carline Colagène, Laetitia Lalle Bi Benie, Pascale Julio, Atsama Lafosse Conception, mise en scène et adaptation Eva Doumbia Musique originale Lionel Elian Réalisation film Sarah Bouyain Photographies Josué Azor, Samuel Nja Kwa et Amsatou Diallo Scénographie Francis Ruggirello

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Le Capital, Karl Marx

Mise en scène Sylvain Creuzevault

Mise en scène Sylvain Creuzevault

"Le Capital ne me rapportera jamais ce que m’ont coûté les cigares que j’ai fumé en l’écrivant." Paul Lafargue Sylvain Creuzevault développe une pratique théâtrale originale, radicale et passionnée. Vingt comédiens relisent ici l'histoire. Un pari fou !

Le Capital est « un insolite opéra, à mi-chemin de Büchner et Wagner, autant que de Shakespeare et Brecht, qui met en scène le vampire occidental dans sa force historique, sa violence organique, ses ruses infinies, […] sa prodigieuse aptitude à épouser, jusque dans les catastrophes inconcevables, l’apparence de la nécessité naturelle, à renaître de ses cendres, à vivre si goulûment de la mort elle-même. » Jean-Pierre Lefebvre

Avec Samuel Achache, Vincent Arot, Benoit Carré, Antoine Cegarra, Marion Delplancke, Pierre Devérines, Lionel Dray, Baptiste Etard, Arthur Igual, Clémence Jeanguillaume, Lucette Lacaille, Léo-Antonin Lutinier, Lara Marcou, Frédéric Noaille, Claire Perraudeau, Amandine Pudlo, Sylvain Sounier, Julien Villa, Marthe Wetzel, Noémie Zurletti lumière Vyara Stefanova scénographie Julia Kravtsova costumes Pauline Kieffer régie générale François Sallé production et diffusion Élodie Régibier

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