mardi 23 et mercredi 24 février - 20h30
Petit Théâtre
Avec Dominique FROT et Nicolas DICK
Mise en scène, scénographie : Hubert COLAS
Lumières : Nicolas MARIE et Hubert COLAS
Vidéo : Patrick LAFFONT
Son : Nicolas DICK
Assistante mise en scène : Sophie NARDONE
Assistant scénographie : Nicolas MARIE
Régie générale : Nicolas MARIE
Une production Diphtong Cie, en coréalisation avec le théâtre des Salins, scène nationale de Martigues et avec le soutien de montévidéo.
Chto Interdit aux moins de 15 ans suivi de Mon Képi blanc et de 12 Sœurs slovaques est édité chez Actes Sud-Papiers.
L'Arche Editeur est Agent théâtral.
Voir aussi :
Mon Képi blanc
Avec Manuel Vallade
jeudi 25 et vendredi 26 février à 20h30
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Chto interdit aux moins de 15 ans
Avec Claire Delaporte
samedi 27 à 20h30 et dimanche 28 février à 18h30
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J’ai rencontré soeur Rose dans la maison mère des religieuses où elle a grandi et où elle vit. Elle est «transportée» de Tchécoslovaquie en France à l’âge de 8 ans. Elle ne parle pas la langue française.
On dit qu’elle fait partie de « la première fournée tchécoslovaque […] d’une nouvelle main d’oeuvre en France ».
S. CHIAMBRETTO
12 sœurs slovaques - extrait
4. OREILLES
Je ne devrais pas faire une montagne d’une petite chose
Il ne faut pas attendre des autres ce qu’ils ne peuvent pas
vous donner
Soeur Monique ma Supérieure une Soeur de la charité est
très bonne qu’
On ne manque de rien qu’
Soeur Monique ma Supérieure une Soeur de la charité nous
gâte pour
• LES FETES
• LES OCCASIONS
• LES ANNIVERSAIRES
Soeur Monique ma Supérieure une Soeur de la charité a bon
coeur Soeur Monique ma Supérieure une Soeur de la charité
ne nous le manifeste pas mais Soeur Monique ma
Supérieure une Soeur de la charité nous aime
J’aimerais un petit peu sentir que j’existe j’ai dans l’idée que
je n’existe pas je n’existe pas flûte !
OH je suis couchée j’ai des vertiges ça me coupe les jambes
Soeur Monique ma Supérieure une Soeur de la charité est
obligée de me les soulever ça va avec l’oreille

Dans la presse
« Poursuivant son exploration de l’écriture de Sonia Chiambretto, Hubert Colas place la prodigieuse Claire Delaporte dans un enclos glaçant. (...)
Les assènements du Képi - où le «je» devenait «on» - trouvent ici écho dans une langue décimée de toute liaison. «Je me sauvais, je suis sauve» lance-t-elle après avoir asséné des dizaines de fois : «Je ne veux pas, je ne peux pas oublier.»
En une heure, Colas, Chiambretto et Delaporte, sous les lumières de Pascale Bongiovanni, un dispositif vidéo de Patrick Laffont et une musique de Nicolas Dick - ainsi qu’une song finale de Bonie Prince Billy, I see a darkness - , livrent un bouleversant plaidoyer pour la fraternité face aux victimes
de l’exode... »
Denis Bonneville, La Marseillaise, 5 octobre 2008
« Claire Delaporte incarne la brutalité du propos par son corps statique presque blessé qu’elle déshabille pour le couvrir à nouveau, à l’image des mots qu’elle épelle, en évitant soigneusement les élisions comme des balles qui passeraient au-dessus de sa tête.
Elle restitue avec force le chaos psychique vécu de l’intérieur ; mais rien n’est donné comme ça. La relation prend le temps de s’installer comme si nous devions avoir confiance l’un envers l’autre et dépasser nos peurs. (...)
Le théâtre d’Hubert Colas opère cette rencontre en jouant avec l’espace qu’il ouvre, puis réduit nous permettant dans ces va-et-vient d’accueillir les mots brisés de Sonia Chiambretto («ça ne me quitte pas ça tout en moi dans ma tête ça revient»). Cette mise en scène de la connexion sidère parce qu’elle épouse le texte, libère Claire et renforce notre écoute empathique. Alors qu’elle évoque sa «Tchétchène nostalgie», le fil d’Ariane entre elle et nous se tend pour suspendre les mots du poète. Sublime.»
Pascal Bély, Festivalier.net, Tadorne, 6 octobre 2008