du 8 au 12 juin 2010
Salle Vallier
Le spectacle, initialement prévu du 4 au 7 mai, sera présenté
du 8 au 12 juin à 21h, salle Vallier
Horaires :
du Mardi 8 au samedi 12 juin à 21h Salle Vallier à Marseille 13004
La billetterie est assurée par Le Théâtre National de Marseille La Criée
Infos et réservations 04 91 54 70 54
avec les danseurs du Ballet National de Marseille
concept Frédéric Flamand
chorégraphie Frédéric Flamand & les danseurs du BNM
concept scénographie Ai Weiwei
conseiller artistique Bernard Degroote
Production › Ballet National de Marseille.
En coproduction avec le Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg.
En coréalisation avec Le Théâtre National de Marseille - La Criée.
Dans le cadre de « la Danse dans tous ses états ».
Création › Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, février 2010
Salle Vallier
90 boulevard Boisson 13004 Marseille
Accès Tram
arrêt Boisson ligne T2
Euroméditerranée / Gantès Blancarde / Foch
Parking
Park Vallier
LA VERITE 25X PAR SECONDE
Une réflexion sur les mutations de la perception, sur l’ambiguïté du rapport vérité/mensonge, ainsi que sur le statut du corps en proie aux évolutions technologiques.
Godard définit le cinéma comme « la vérité 24 images par seconde ».
Dans le spectacle, le balayage électronique de 3 caméras vidéo de surveillance crée un nouvel environnement de contrôle en temps réel de 25 images par seconde.
Cette vision sans regard se confronte à une autre approche de la vérité : celle du corps fragile et de sa présence réelle, ici et maintenant
À la suite de Silent Collisions (2005 et 2007), La Cité radieuse (2005) et Metapolis II (2006), nous poursuivons notre partenariat avec le Ballet National de Marseille.
Après avoir collaboré avec les architectes français Jean Nouvel et Dominique Perrault, les américains Diller+Scofidio & Thom Mayne, la star de l’architecture irako-britannique Zaha Hadid et les designers brésiliens Humberto & Fernando Campana, Frédéric Flamand a choisi l’architecte-plasticien chinois Ai Weiwei pour la création des décors de son nouveau spectacle.
Après avoir puisé son inspiration dans Les Villes invisibles pour la création de Silent Collisions en collaboration avec l’architecte californien Thom Mayne, Frédéric Flamand renoue avec l’écrivain italien Italo Calvino. Pour cette production, il s’inspire (très librement comme à son habitude) d’une œuvre majeure de Calvino, Le Baron perché.
Pourquoi Le Baron perché ? Parce que ce récit fantastique est une véritable métaphore de la condition de l’artiste et plus généralement de celui ou celle qui a l’ambition de produire un discours sur le monde qui se distingue de la médiatisation communément assénée. Dans son spectacle précédent, Frédéric Flamand s’était inspiré des Métamorphoses d’Ovide. Persée y refuse la vision directe et affronte la réalité monstrueuse du monde par le biais de son reflet dans un bouclier. En décidant de monter dans les arbres pour ne plus en redescendre, le héros du Baron perché crée lui aussi la distance nécessaire au monde pour pouvoir l’observer.
Quand Calvino situait l’action de son conte à la fin du XVIIIème siècle, il faisait le choix d’une époque à ses yeux aussi troublée et sujette à mutations que la nôtre. C’est d’aujourd’hui que Frédéric Flamand souhaite parler.
C’est également dans ce souci de distance par rapport à ce que nous vivons quotidiennement en Occident que son choix s’est porté sur un artiste issu d’une civilisation très différente de la nôtre. Ai Weiwei, plasticien et architecte chinois, pratique cette relecture des grands courants artistiques qui ont traversé le siècle dernier avec le regard neuf d’un découvreur.

Frédéric Flamand
Il aborde la danse en favorisant le dialogue entre classique et contemporain. Depuis 10 ans, il travaille sur les rapports entre danse et architecture et collabore avec des architectes majeurs.
Il dirige le Ballet National et l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille depuis 2004 après avoir dirigé Charleroi/Danses – Centre Chorégraphique de la Communauté française de Belgique pendant près de 15 ans.
Ses spectacles sont programmés sur les grandes scènes européennes, aux USA, au Japon, en Amérique du Sud. Il dirige, avec William Forsythe, Wayne McGregor et Angelin Preljocaj le programme D.A.N.C.E (Dance Apprentice Network aCross Europe).
Ai Weiwei
Figure de proue de la scène artistique indépendante chinoise, il est un habitué de nombreuses expositions internationales d’art contemporain. Il produit un travail iconoclaste, ancré dans la tradition chinoise tout en étant représentatif de l’ouverture de la Chine vers l’occident. Il est, avec les architectes suisses Herzog et De Meuron, à l’origine de la conception du stade olympique de Pékin, « Le Nid d’oiseau », construit pour les JO de 2008.
Le Ballet National de Marseille
Fondé en 1972 par Roland Petit, il fait partie des grandes compagnies de renommée internationale.
En 1992, la création de l’École Nationale Supérieure de Danse de Marseille et la construction d’un bâtiment de 6 000 m2 confèrent au Ballet National de Marseille une dimension élargie. Composé 35 danseurs, il est aujourd’hui dirigé par Frédéric Flamand.
La Salle Vallier
Aujourd’hui dévolue à la boxe, La Salle Vallier s’inscrit aussi dans l’histoire de la danse marseillaise puisque Roland Petit y marqua son entrée dans la Ville en 1972, Béjart y dansa également et la chorégraphe contemporaine française Régine Chopinot y présenta son mythique « KOK » !