spectacle annulé
En raison des travaux au Théâtre de La Criée, nous sommes contraints d'annuler ce spectacle. Veuillez nous excuser pour ce contretemps.
avec Marc Barnaud, François Chattot, Agnès Dewitte, Gilles Geenen, Charlie Nelson, Anatole Koama, Philippe Marteau, Patricia Pottier, Jean-Marc Stehlé, Emmanuelle Wion, Delphine Zingg, Osvaldo Caló et l’orchestre Tobetobe-Orchestra
mise en scène et décors Matthias Langhoff
traduction Irène Bonnaud
musique Olivier Dejours
toiles Catherine Rankl
dessin Alfred Kubin
costumes Arielle Chanty
lumières Frédéric Duplessier
Calendrier détaillé :
Mercredi 07 Octobre à 19h00
Jeudi 08 Octobre à 19h00
Vendredi 09 Octobre à 19h00
Samedi 10 Octobre à 15h00
Coproduction › Odéon-Théâtre de l’Europe, Théâtre de Sartrouville-CDN, Théâtre National de Strasbourg, Espace Malraux-Chambéry. Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National. Avec le soutien de la Fondation Orange. Production déléguée Théâtre Dijon Bourgogne – CDN.
Création › CDN - Théâtre Dijon Bourgogne, novembre 2008.
En manteau rouge, le matin traverse
La rosée qui sur son passage paraît du sang.
Ou Ham.and ex.by William Shakespeare
Le roi de Danemark, père d’Hamlet, est mort récemment. Son frère Claudius l’a remplacé sur le trône et, moins de deux mois après, a épousé Gertrude, la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu’il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père et, pour mener à bien sa tâche, simule la folie…
Comme Brecht, je crois au scandale. Le Théâtre est l’art d’organiser le scandale : il doit révéler le scandaleux et l’obscène que le monde s’efforce de cacher, les inégalités, les injustices, les brutalités et tout notre système. Afin que cela ne demeure pas enseveli, oublié, mais soit dénoncé. […] Pour moi, un spectacle, ce n’est pas un produit, c’est un bricolage.
Matthias Langhoff
Metteur en scène radical dans ses options, hardi dans ses réalisations, il aime bousculer les normes traditionnelles du théâtre. L’humour ravageur de cet artiste hors du commun sape toutes les conventions. Mais ses trouvailles les plus séduisantes comme ses inventions les plus originales s’allient à une recherche dramaturgique rigoureuse, à une maîtrise absolue des moyens scéniques. Qu’il surprenne, subjugue ou dérange, Matthias Langhoff incite le spectateur à une nouvelle forme d’écoute, où les mots ne sont plus seuls à conduire le récit, tant est fort l’impact des images et des sons.
« Pour entrer [dans l’œuvre] je commence la plupart du temps par l’espace, c’est-à-dire la scénographie, j’ai besoin de la matérialité d’un décor pour commencer. Parfois, c’est la musique qui va m’aider, ou bien c’est en répétant que je commence à briser l’écorce et à entrevoir ce qu’est la pièce. Une pièce est une pièce, pour la connaître il faut « la faire », la faire advenir sur la scène, et avec l’aide d’un public. » Le dispositif scénique donne immédiatement corps au cabaret : de grandes tables où viennent s’installer des spectateurs font passerelle entre le plateau et le public. « L’écriture » du spectacle, à commencer par ce dispositif, la musique d’Olivier Dejours, la présence du Tobetobe Orchestra, se nourrit de traditions et du mélange de genres du théâtre élisabéthain : les chansons qui rythment le spectacle, le théâtre dans le théâtre...

Matthias Langhoff
Assistant de Bertolt Brecht au Berliner Ensemble
où il fait dès 1962 ses premières armes avec son complice Manfred Karge, qui cosigne avec lui presque tous ses spectacles durant sa période est-allemande, Matthias Langhoff passe à l’ouest en 1979 pour des raisons politiques. Il s’établit d’abord en Suisse,
le pays où il est né après que son père, lui aussi grand metteur en scène allemand, a fui le régime nazi. Il dirige le Théâtre Vidy de Lausanne, le Berliner Ensemble (92/93) et s’établit en France.
Ses spectacles sont joués dans les plus grands théâtres européens. Ses auteurs référentiels sont les grecs anciens, Shakespeare, Strindberg et Heiner Müller. Il se pose en artiste, non en doctrinaire.
Artisan de théâtre, il met les œuvres dramatiques à l’essai pour les connaître. Ses conceptions n’ont pas toujours été comprises ni admises. Il allie rigueur et démesure, sérieux et humour. Il évite l’esthétique superficielle, il ne recule pas devant la laideur. Il bouscule, il surprend. À la réflexion, rien n’est gratuit. Ses audaces se fondent sur les textes mêmes, sur une expérience vécue et une inaltérable indépendance.