du 2 au 5 juin 2010
Théâtre des Salins
Horaires :
- Mercredi 2 au samedi 5 juin à 20h30
Théâtre des Salins à Martigues
Service Navette
La Criée > Les Salins
Nous vous proposons une navette gratuite (dans la limite des places disponibles)
Départ de La Criée à 19h
Retour à La Criée à 23h30
Réservation indispensable 04 91 54 70 54 du mardi au samedi de 12h à 18h.
Avec Pierre Arditi, Alexandre Aubry, Christian Bouillette, Jean-Yves Chatelais, Anouk Grinberg, Robert Plagnol, Isabelle Sadoyan, Marie Vialle et dans le rôle du chien Tika
de Marivaux
mise en scène Didier Bezace
collaboration artistique et conception musicale Laurent Caillon
assistante à la mise en scène Dyssia Loubatière
scénographie Jean Haas
lumières Dominique Fortin
costumes Cidalia Da Costa
perruques et maquillages Cécile Kretschmar
conseiller animalier Animal Acteur Studio
construction décor Atelier François Devineau
construction des accessoires Éric Den Hartog et Dyssia Loubatière
régie générale Richard Ageorges
régie lumières David Pasquier
régie plateau David Gondal
régie son Géraldine Dudouet
habillage Céline Pelé
réalisation maquillages Fatira Tamoune
machinistes Thomas Bringuier et Éric Den Hartog
production Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers
coproduction Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale, La Coursive – Scène nationale de La Rochelle, Célestins – Théâtre de Lyon, MC2 : Grenoble, Théâtre National de Marseille La Criée
Le spectacle a été créé au Théâtre de la Commune, le 27 février 2010.
Dorante est un jeune bourgeois distingué, sans fortune. Il aime une jeune et riche veuve, Araminte. Il parvient à se faire engager auprès d’elle comme intendant. Chez Araminte, il retrouve un de ses anciens valets, Dubois, qui se charge de lui gagner le cœur de sa maîtresse. Pour cela, il va répandre la nouvelle de cette passion grâce à des « confidences » forgées et créées tout exprès. Araminte lutte avec elle-même, refusant de s’avouer l’attirance qu’elle éprouve pour le jeune homme...
ALBERTIVI // TCA Les Fausses Confidences from Albertivi on Vimeo.
Vidéo réalisée au Théâtre de La Commune
« Quand l’amour parle, il est le maître, et il parlera. » (Dubois, acte 1, scène 2.)
Le thème d’un « heureux stratagème » domine la seule pièce que Marivaux donne au théâtre en 1737, Les Fausses confidences. Ses dix-sept ans d’expérience comme auteur dramatique professionnel se reflètent dans la maîtrise dont il fait preuve dans cette comédie charmante. L’action extérieure est complexe sans arriver à l’imbroglio, et le mouvement intérieur, du moins chez Araminte, est nuancé sans paraître artificiel. Le comique à l’italienne, fourni d’habitude par Arlequin, lui manque. C’est probablement la moins italienne des comédies que Marivaux a écrites pour la troupe italienne et ce fut en effet la première de ses pièces italiennes officiellement inscrites au répertoire du Théâtre-Français. L’intrigue s’exprime dans une formule déjà familière : la surprise de l’amour et son aveu. Mais comme toujours chez Marivaux, ce sont les variations sur le thème qui rendent la création originale.
La pièce fut représentée pour la première fois le 16 mars 1737 par les Comédiens Italiens. Son succès fut très médiocre, probablement à cause du jeu des acteurs. Elle n’eut environ que six représentations.
Pauline Lambert, Réalité et ironie : les jeux de l’illusion dans le théâtre de Marivaux,
Ed. Universitaires Fribourg Suisse 1973
Il n’est plus ici question, comme chez Molière, Regnard ou Dancourt, d’un cadre réaliste, de personnages définis par leur état social ou par leur caractère, mais d’un univers où la seule réalité est celle du sentiment, où l’on naît à l’existence en naissant à l’amour.
Frédéric Deloffre, Marivaux, théâtre complet,
Pochothèque, Classiques Garnier.

Visionner l'interview de Didier Bezace
Marivaux (1688-1763)
De 1722, date de La Surprise de l’Amour, son premier succès, jusqu’en 1742, date de son entrée à l’Académie française, Marivaux a créé trois journaux et écrit une vingtaine de pièces, dont trois considérées comme ses chefs-d’œuvre : La Double Inconstance, Le Jeu de l’amour et du hasard, Les Fausses Confidences...
Son théâtre témoigne du double triomphe du langage et de l’amour. Ses pièces sont une habile partie de cache-cache entre l’être et le paraître, la sincérité et le mensonge, l’amour pour l’autre et l’amour-propre.
Ses personnages jonglent avec les subtilités du langage, ils ne s’embarrassent pas de la morale et ne songent qu’à leur plaisir. Et si, comme dans la pure tradition de la commedia dell’arte, ils utilisent parfois des déguisements ou des masques, c’est pour brouiller les cartes entre maîtres et domestiques et dénoncer certains préjugés sociaux. C’est aussi, le plus souvent, pour démasquer les faux-semblants et faire triompher la vérité.
Didier Bezace
En 1972, il fonde avec Jean-Louis Benoit et Jacques Nichet le Théâtre de l’Aquarium à la Cartoucherie de Vincennes. Depuis 1997, il est directeur du Théâtre de la Commune – CDN d’Aubervilliers et continue d’être acteur au théâtre, au cinéma et à la télévision… Il met en scène récemment La Version de Browning de Terence Rattingan (La Criée, 2007), May d’après The Mother scénario d’Hanif Kureishi, La Maman bohème suivi de Médée de Dario Fo et Franca Rame (La Criée, 2008), Conversation avec ma mère d’après le film de Santiago Carlos Ovés, Elle est là de Nathalie Sarraute, Aden Arabie de Paul Nizan.
Une diffusion en direct du Théâtre de la Commune aura lieu le mardi 30 mars à 20h30 sur France 2