Les Fiancés de Loches

Georges Feydeau
Jean-Louis Martinelli

spectacle annulé

En raison de délais supplémentaires liés aux travaux du Grand Théâtre, nous sommes contraints d'annuler ce spectacle. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

Horaires :

- Mercredi 16 décembre à 19h
- Jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 décembre à 20h

avec Christine Citti, Edéa Darcque, Laurent d’Olce, Zakariya Gouram, Maxime Lombard, Mounir Margoum, Anne Rebeschini, Sophie Rodrigues, Martine Vandeville, Abbès Zahmani et avec Daniel Bachelet, Marie-Thérèse Boulogne, Christophe Herman, Isabelle Larpin, Georges Nde Nang et Emmanuel Peironnet.

de Georges Feydeau
mise en scène Jean-Louis Martinelli
scénographie Gilles Taschet
costumes Patrick Dutertre
son Jean-Damien Ratel
lumières Eric Argis
maquillage et coiffures Françoise Chaumayrac
pianiste Séverine Chavrier
assistante mise en scène Katia Hernandez

Coproduction › Théâtre Nanterre-Amandiers et TNB à Rennes.
Création › Théâtre Nanterre-Amandiers, février 2009.
Texte publié aux éditions Le Bélier dans le Théâtre complet VII.
 

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Trois jeunes Lochois arrivent de leur naïve province à Paris afin de s’y marier. Prenant un bureau de placement pour une agence matrimoniale, ils se retrouvent domestiques du docteur Saint-Galmier, propriétaire d’un asile psychiatrique dans lequel il finit par les faire enfermer en les prenant pour trois fous évadés.

« Lorsque je suis devant mon papier et dans le feu du travail, je n’analyse pas mes héros, je les regarde agir, je les entends parler ; ils s’objectivent en quelque manière, ils sont pour moi des êtres concrets ; leur image se fixe dans ma mémoire, et non seulement leur silhouette, mais le souvenir du moment où ils sont arrivés en scène, et de la porte qui leur a donné accès. Je possède une pièce, comme un joueur d’échecs son damier, j’ai présentes à l’esprit les positions successives que les pions (ce sont mes personnages) y ont occupées. En d’autres termes, je me rends compte de leurs évolutions simultanées et successives. Elles se ramènent à un certain nombre de mouvements. Et vous n’ignorez pas que le mouvement est la condition essentielle du théâtre et par suite (je puis le dire sans immodestie après tant de maîtres qui l’ont proclamé) le principal don du dramaturge. »
Georges Feydeau cité par Adolphe Brisson
Une leçon de vaudeville, dans Portraits intimes V

[…] J’ai lu tout Feydeau et j’ai fini par retenir Les Fiancés de Loches.
Dans cette pièce de jeunesse, toutes les obsessions de Feydeau sont déjà là. Mais le triangle amoureux souvent mis en jeu par la suite, mari-amant-maîtresse, n’est pas au centre de l’œuvre. Ici, il s’agit de l’affrontement violent entre deux mondes : ceux qui ont une place et ceux qui la cherchent, aussi bien maritalement que professionnellement. Cette pièce présente une nouvelle occasion d’examiner comment fonctionnent les mécanismes de « mise à la marge », de questionner ce qu’il en est de la norme. […]
Jean-Louis Martinelli, décembre 2008

 

 

Dans la presse :

« Jean-Louis Martinelli réussit là un spectacle enlevé, très drôle […]. On rit beaucoup. »
Télérama, mars 2009

« On pleure de rire. »
Figaroscope, mars 2009

 

Georges Feydeau (1862-1921)
Sa première pièce, Par la fenêtre, est jouée pour la première fois en 1882, alors qu’il a 20 ans. Après Tailleur pour dames (1886) et les encouragements de Labiche, suivront quelques années difficiles puis la consécration en 1892 avec Monsieur chasse, puis Le Dindon, La Dame de chez Maxim, La Puce à l’oreille, Occupe-toi d’Amélie, Le Système Ribadier… Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des personnages. Il se moque de la médiocrité des existences bourgeoises qu’il tourne en ridicule. Il écrit plusieurs pièces par an et les met lui-même en scène dans les Théâtres des Grands Boulevards. Il compose ensuite La main passe, Feu la mère de Madame, On purge bébé, Léonie est en avance et Mais n’te promène donc pas toute nue ! … Il cesse d’écrire en 1916 et meurt, à 58 ans, après avoir été interné deux ans pour troubles psychiques dus à la syphilis.

Jean-Louis Martinelli
De 1987 à 1993, il est directeur du Théâtre de Lyon puis du Théâtre National de Strasbourg de 1993 à 2000 où il met en scène Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès, Voyage à l’intérieur de la tristesse et L’Année des treize lunes de Rainer Werner Fassbinder, Andromaque de Racine, Germania 3 de Heiner Müller, Œdipe le Tyran de Sophocle, Phèdre de Yannis Ritsos, Catégorie 3:1 de Lars Norén… En 2002, il prend la direction du Théâtre Nanterre-Amandiers et crée Platonov de Tchekhov, Jenufa de Janacek, Voyage en Afrique de Jacques Jouet, Andromaque de Racine, Médée de Max Rouquette, Les Sacrifiées de Laurent Gaudé, Schweyk de Brecht, La République de Mek-Ouyes de Jacques Jouet, Bérénice de Racine, Kliniken de Lars Norén…