5 au 12 mai 2011
Petit Théâtre
5 au 12 mai 2011
Petit Théâtre
Compagnie Voyages d’Hiver
Création 2010/2011
Coproduction
Petit Théâtre Durée : 3h45 entracte compris
Représentations
jeudi 5, 12 mai à 20h
vendredi 6 mai à 20h
samedi 7 mai à 20h
dimanche 8 mai à 15h
mardi 10 mai à 19h
mercredi 11 mai à 19h
avec Pierre Baux, Valérie Dréville, Philippe Duclos, Anne Houdy, Alain Libolt
traduction Françoise Morvan
collaboration artistique Denis Loubaton
scénographie Guillaume Delaveau
costumes Marie La Rocca
son Aline Loustalot
Coproduction La Colline - Théâtre National, Théâtre National de Marseille La Criée, Compagnie Voyages d’Hiver subventionnée par la DRAC Ile-de-France
Création La Colline - Théâtre National, mars 2011
L’Arche, agent théâtral du texte
O’Neill puise dans les souvenirs les plus sombres de son histoire familiale : dépression et toxicomanie de sa mère, avarice maladive de son père, alcoolisme de son frère aîné, découverte de sa propre tuberculose à l’âge de vingt-cinq ans. Il redonne vie à ses morts le temps d’une journée d’été de 1912, dans la maison en bord de mer où la famille se réunissait tous les ans…
Après L’Ignorant et le fou de Thomas Bernhard et S’agite et se pavane d’Igmar Bergman présentés en 2007 et 2009, La Criée coproduit cette nouvelle création de Célie Pauthe.
« Présent et passé ne font qu’un, n’est-ce pas ?
Et le futur aussi. »
Mary, acte II
Notes sur la mise en scène
La pièce ne se déroule pas au rythme d’une action, mais au rythme des souvenirs. Elle suit un mouvement oscillant entre un présent hypothéqué et un passé dévorant. Un passé qui ne cesse de gagner du terrain, au fur et à mesure que l’on pénètre dans l’histoire et l’intimité de ces êtres, dans ces régions obscures où ils ont un jour laissé leurs rêves. « Présent et passé ne font qu’un, n’est-ce pas ? Et le futur aussi. », affirme Mary à l’acte II.
Lisant, relisant, rêvant à une manière théâtrale de raconter cet égarement du temps, cette étrange structure en abîme, vertigineuse, qui se cache derrière l’apparente convention d’un huis clos familial, j’en viens à formuler cette hypothèse : et si Edmund Tyrone, le fils cadet, le double de l’auteur, n’avait pas vingt-cinq comme il est dit, mais soixante ans ? L’âge de O’Neill lui-même lorsqu’il entreprend l’écriture de ce Long voyage du jour à la nuit ? Prégnances des souvenirs : non pas comme un flash-back, mais au contraire comme le surgissement du passé, la collision de deux temporalités : le présent hanté par les figures de sa mémoire et de ses morts. Hiatus dans la photographie de famille : le fils a l’âge de son père, l’âge de sa mère et est soudainement devenu l’aîné de son grand frère ! Comme si toute cette histoire familiale sans cesse questionnée, retournée, venait faire brutalement irruption sur le devant de la scène, plus réelle que jamais, transgressant le cadre du souvenir, envahissant au sens propre le présent de la représentation.
Célie Pauthe, avril 2010

Voir l'article publié par Rue89
Rencontre
La source autobiographique dans l’œuvre d’Eugene O’Neill
samedi 7 mai à 17h
avec Célie Pauthe et Françoise du Chaxel, (auteur, directrice de la collection Théâtrales Jeunesse - Editions Théâtrales, a écrit une monographie sur Eugene O’Neill - collection Théâtre de tous les temps chez Seghers).
Entrée libre sur résevation
04 96 17 80 31 - invitation@theatre-lacriee.com
Atelier de critique
samedi 14 mai de 10h à 13h
Pour les spectateurs ayant vu
Long voyage du jour à la nuit.
avec Olga Bibiloni (journaliste à La Provence,
chef du service culture).
Inscription indispensable auprès de Laura Abécassis
04 96 17 80 21 - l.abecassis@theatre-lacriee.com
Eugène O’Neill (1888 – 1953)
Père acteur populaire, mère émotionnellement fragile et morphinomane, il passe une enfance instable. Expulsé de Princeton University, il vit de petits boulots et s’engage comme marin. Il connaît les affres de l’alcool, essaie de se suicider et est gravement atteint de tuberculose. Au sanatorium, il entame à 24 ans, sa renaissance : il commence à écrire des pièces de théâtre. Fortement influencé par Tchekhov, Ibsen et Strindberg, il écrit à partir de son expérience personnelle et a su créer un théâtre moderniste profondément enraciné dans la tragédie grecque avec des personnages confrontés à leur inéluctable destin. En 1936, il reçoit le prix Nobel de littérature.
Célie Pauthe
Collaboratrice artistique de Jacques Nichet au TNT (2000 à 2003), assistante des metteurs en scène Ludovic Lagarde, Guillaume Delaveau et Alain Ollivier ; en 2001, elle intègre l’Unité nomade de formation à la mise en scène au Conservatoire national de Paris (stages avec Piotr Fomenko et Jean-Pierre Vincent). Elle met en scène Quartett d’Heiner Müller, L’Ignorant et le fou de Thomas Bernhard, La Fin du commencement de Sean O’Casey (Studio-Théâtre de la Comédie-Française), S’agite et se pavane d’Ingmar Bergman. Elle est artiste associée au Théâtre National de la Colline pour la saison 2010 / 201