Nathan le sage

Gotthold Ephraïm Lessing
Laurent Hatat

spectacle annulé

En raison de délais supplémentaires liés aux travaux du Grand Théâtre, nous sommes contraints d'annuler ce spectacle. Veuillez nous excuser pour ce désagrément.

Horaires :
- Jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 décembre à 20h

avec Azeddine Benamara, Manuel Bertrand, Mounya Boudiaf, Olivier Brabant, Sarah Capony, Alexandre Carrière, Daniel Delabesse, Céline Langlois, Damien Olivier, Bruno Tuchszer

traduction Dominique Lurcel
conseiller artistique Laurent Caillon
assistante mise en scène Céline Hilbich
scénographie Antonin Bouvret
lumières Philippe Lacombe
costumes Martha Romero
maquillages Nathalie Regior
création sonore Martin Hennart
travail vocal Jacques Schab
images Lucie Lahoute

Production › un spectacle d’anima motrix en coproduction avec le Nouveau Théâtre de Besançon– C.D.N. de Franche Comté , le Théâtre du Nord – Théâtre National Lille Tourcoing – Région Nord-Pas de Calais et le Théâtre de la Commune – C.D.N. d’Aubervilliers.
Création › Théâtre de Nord - Lille, Mars 2008.
Texte publié aux Editions Gallimard, Folio 2006.
 

Dans la presse

« Vous pensez que c’est un drame historique mais c’est aussi un conte, une tragédie mais aussi une comédie, un dialogue philosophique mais aussi une pièce psychologique ou une parabole [...]
Jean Loup Rivière, France Culture

« On s'amuse, le jeu des comédiens et les dialogues sont habiles et séduisants pour l'esprit, mais le ton est grave [...] »
Martine Silber, Le Monde

« Un magnifique éloge de la tolérance écrit par Lessing, un spectacle conciliant intelligemment éthique et esthétique.»
Catherine Robert, La Terrasse

« Laurent Hatat a finement adapté le long poème dramatique composé en 1779. Dans un espace et des costumes hors du temps, loin de tout pittoresque, une jeune troupe rondement menée nous enseigne avec esprit et insolence combien il est essentiel de penser par soi-même. Hors toute convention, tout conformisme. »
Fabienne Pascaud, Télérama

Nathan_1 Nathan_2 Nathan_3 Nathan_4
Téléchargement  >   Résumé I Images I Documents I Videos I

1187, Jérusalem. Au cœur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Le sultan Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu’alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d’en épargner un. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu’il erre, mélancolique, dans la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive. Le père de cette dernière, Nathan, un riche marchand, revient justement d’un long voyage... La « folle journée » peut commencer.
En imaginant ainsi cette parabole du vivre ensemble, la rencontre d’un musulman apôtre de la tolérance, d’un juif philosophe et d’un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps et du nôtre.

Pourquoi jouer Nathan ?
Ici, Nathan le juif, Curd le chrétien et Saladin le musulman ne se posent pas comme des archétypes communautaires, mais se reconnaissent comme individus, parents, voisins. Les identités sont multiples, riches, vivantes et l’on peut se prendre à espérer. Mais la réalité, notre réalité faite de violence, rôde autour des émouvantes retrouvailles. L’incendie menace encore. Les propos du patriarche appelant au meurtre du Juif, l’évocation de la destinée horrible de la famille de Nathan donnent un sombre écho à notre XXème siècle sanglant. Mais au détour des scènes, la beauté du propos philosophique se dégage comme de larges et lumineuses perspectives et l’élégance joueuse de la fable reste au premier plan. Le théâtre, à nouveau, se fait point de départ de la discussion, la question du vivre ensemble est au centre de la démarche.
Laurent Hatat

 Gotthold Ephraïm Lessing (1729-1781)
Il consacra toute sa vie à la recherche de la vérité et fut hostile à toute intolérance, à tout préjugé de classe, de nationalité ou de religion. Comme Diderot, il est un mélange de l’homme ancien et de l’homme nouveau. Bien malgré lui, le classique, le raisonneur Lessing prépare la révolution romantique allemande. Mettant en actes ses idées, il fut aussi à l’aise dans les comédies (Minna) que dans les drames (Nathan le sage), les fables, la critique (Dramaturgie de Hambourg). C’est donc gagné par l’esprit des « Lumières », aux idées de tolérance, de libre pensée que, renonçant à une carrière universitaire, il choisit de porter le débat des idées sur la scène du théâtre où la censure l’avait acculé. Entraîné dans une sérieuse polémique religieuse, Lessing donne avec Nathan le Sage,la dernière et la plus profonde de ses œuvres, une leçon de tolérance religieuse aux ergoteurs de son temps. Son œuvre fut en Allemagne la plus pure expression de cette fusion harmonieuse du rationalisme et du sentiment qui constitua l’idéal des « Lumières ».

Laurent Hatat
Il est artiste associé au CDN de Béthune pendant trois ans. Il met en scène Grand Cahier d’après Agota Kristof, Music Hall (fragments) et Histoire d’amour (dernier chapitre) d’après Jean-Luc Lagarce. Puis, trois textes inédits d’auteurs contemporains : Half & Half de Daniel Keene, Monsieur M de Sibylle Berg, Papa Alzheimer de Luc Tartar. Suivent une version contemporaine des Acteurs de bonne foi de Marivaux et Dissident, il va sans dire de Michel Vinaver. Sa compagnie « anima motrix » est actuellement associée au Théâtre du Nord, à Lille.