Journées Germaine Tillon

Autour du spectacle : projections de films, rencontres…

Samedi 13 mars › 20h
Rencontre animée par Thierry Fabre et Christian Bromberger autour de l’œuvre de Germaine Tillion au Théâtre de La Criée


Dimanche 14 mars 2010 à 11h


La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, 1965, 35mm, N&B,1h57
Avec Brahim Haggiag, Jean Martin, Saadi Yacef

En 1957, à l'occasion du soulèvement de la population algérienne musulmane par le FLN contre le pouvoir colonial français, les parachutistes français de la 10e division parachutiste du général Jacques Massu, vont essayer par tous les moyens y compris l'usage de la torture de « pacifier » le secteur. Le film retrace principalement l'histoire d'Ali la Pointe et de Yacef Saadi confrontés aux méthodes des parachutistes dans la lutte pour le contrôle du quartier de la Casbah,lors de « La bataille d'Alger »

Le scénario s’inspire du récit de Saadi Yacef, l'un des chefs de la résistance urbaine, acteur et producteur du film, que Germaine Tillion avait rencontré à deux reprises et sauvé de la peine de mort.

Lion d’or à Venise en 1966, il est censuré en France la même année et à nouveau en 1971, pour ressortir en salle en 2004.
Ce film exemplaire sur la guérilla urbaine populaire, a été notamment étudié par les Black Panthers lors de sa sortie, avant de l’être par les militaires du Pentagone se préparant à envahir l’Irak.


Samedi 20 mars à 20h

Rome plutôt que vous de Tariq Teguia, 2007, 35mm, couleur, 1h51
(En présence du réalisateur, sous réserve)
Avec Rachid Amrani, Samira Kaddour, Ahmed Benaïssa

Durant plus de dix années, l’Algérie a vécu une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100 000 morts. C’est ce désert que Zina et Kamel – deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter.

 

 Dimanche 21 mars à 11h

Le Petit soldat de Jean-Luc Godard 1960, 35mm, N&B, 1h27
Avec Michel Subor, Anna Karina, László Szabó, Mohamed Messoussa.

En 1958, pendant la guerre d’Algérie, Bruno Forestier, un déserteur, vit à Genève où il est tueur pour le compte d’un groupuscule d’extrême droite opposé au FLN. Soupçonné de pratiquer un double jeu, il est mis à l’épreuve par ses amis qui lui ordonne d’assassiner un journaliste de Radio Suisse pro-FLN.

Ce film d'espionnage qui évoque les tortures pendant la guerre d'Algérie avait été frappé par la censure et interdit pendant trois ans. L'oeuvre ouvertement anti-militariste ne semblait pas être appropriée au contexte politique de la France d’alors.


Entrée libre sur réservation au 04 96 17 80 31