25 au 29 janvier 2011
Petit Théâtre
Compagnie L’héliotrope
Petit théâtre - 1h15
Représentations
Mardi 25 janvier à 19h
Mercredi 26 janvier à 19h
Jeudi 27 janvier à 20h
vendredi 28 janvier à 20h
samedi 29 janvier à 20h
avec Serge Biavan, Claude Perron
scénographie Paul Desveaux
assistant à la mise en scène Alexandre Delawarde
chorégraphie Yano Iatridès
musique Vincent Artaud
création lumière Laurent Schneegans costumes Laurence Révillion plasticienne Solène Eloy
images des Etats-Unis Santiago Otheguy
pour l’enregistrement de la musique Frank Agulhon batterie, Vincent Artaud
contrebasse, Patrice Cabon piano, Pierrick Pédron saxophone
Coproduction L’héliotrope, Maison de la Culture de Bourges
L’héliotrope est une compagnie conventionnée par la DRAC de Haute-Normandie et la Région-Haute Normandie et reçoit pour ce projet le soutien du Conseil Général de l’Eure
Création Maison de la Culture de Bourges, mars 2009
Texte publié aux éditions de l’Arche
Lui, Jackson Pollock, un créateur de constellations de couleurs abstraites à même le sol, un des plus grands peintres américains, mort prématurément. Elle, Lee Krasner, sa femme, également artiste peintre, dont le talent fut célébré par Mondrian. Entre eux, un alliage de génie, d’intelligence, d’alcool et de frustration. Tragédie moderne d’un couple inclassable, un parcours artistique nourri d’échanges amoureux et de confrontations violentes.
Sur un texte commandé à Fabrice Melquiot, le metteur en scène Paul Desveaux compose la tragédie moderne d’un couple inclassable - Jackson Pollock et Lee Krasner -, un parcours artistique nourri d’échanges amoureux et de confrontations violentes.
« Un critique a écrit que mes tableaux n’avaient ni commencement ni fin. Il ne l’entendait pas comme un compliment, or c’en était un. C’était même un beau compliment. Seulement il ne le savait pas. »
Jackson Pollock
Entre le génie de Jackson Pollock et l’esprit de Lee Krasner, entre l’inhibition du premier et la frustration de la seconde, entre la difficulté de penser l’abstraction et le geste instinctif du peintre, entre le cowboy de l’Arizona et la petite juive de Brooklyn… se révèle ce chemin qui nous mène à la mort de Jackson Pollock en 1956 à l’âge de 44 ans.
Nous pourrions appeler cette pièce « tragédie contemporaine » mais, sous la fable, un seul sujet traverse le texte : la question de la création.
Comme Sartre et Beauvoir ont pu l’être pour la philosophie et la littérature, Pollock et Krasner sont devenus les sujets de cette question.
Ils ne sont déjà plus seulement homme et femme. Ils sont des figures transcendées par les multiples constats et interrogations sur l’acte artistique.
Paul Desveaux

Fabrice Melquiot
Il écrit, dès 1998, ses premiers textes pour enfants puis, après une carrière de comédien, se consacre entièrement à l’écriture : L’Inattendu, Percolateur Blues, Perlino comment, Bouli Miro,
Le Gardeur de silence, Le Diable en partage, Kids, Autour de ma pierre il ne fera pas nuit, Ma vie de chandelle,
Le Laveur de visages, L’Actrice empruntée, Faxxman… Artiste associé à La Comédie de Reims sous la direction d’Emmanuel Demarcy-Mota, il poursuit son compagnonnage avec lui au Théâtre de la Ville.
Paul Desveaux
Il fonde sa compagnie « L’héliotrope » en 1997 et met en scène La Fausse Suivante (Marivaux), puis Elle est là (Nathalie Sarraute). En 2001, avec L’Eveil du printemps (Wedekind, La Criée, 2002) il entame sa collaboration avec le compositeur Vincent Artaud et la chorégraphe Yano Iatridès. Suivront Vraie Blonde et autres (Kerouac), La Tragédie du roi Richard II (Shakespeare), Les Brigands (Schiller, La Criée, 2005), L’Orage (Ostrovski), Maintenant ils peuvent venir (Mellal). En 2006, il tourne son premier court-métrage Après la représentation. En 2007, il met en scène l’opéra Les Enfants terribles (Glass) et travaille avec l’Ensemble Intercontemporain pour le spectacle Jusqu’à ce que la mort nous sépare (De Vos).