Questo buio feroce

Pippo Delbono
Pippo Delbono

6 et 7 janvier 2010

Horaires :
- Mercredi 6 janvier à 19h
- Jeudi 7 janvier à 20h

Le spectacle est joué Hors les murs au Théâtre du Gymnase : 4 rue du Théâtre Français 13001 Marseille

Spectacle en italien surtitré

Avec Dolly Albertin, Gianlucà Ballaré, Raffaella Banchelli, Bobò, Julia Morawietz, Pippo Delbono, Lucia Della Ferrera, Ilaria Distante, Gustavo Giacosa, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Larricia, Gianni Parenti, Pepe Robledo

idée et mise en scène Pippo Delbono
scénographie Claude Santerre
création lumières Robert John Restinghini

Production › Emilia Romagna Teatro Fondazione – Modena, Théâtre de la Place- Liege, Théâtre du Rond Point – Paris, Festival delle Colline – Torino, Théâtre National de Toulouse – CDN Midi Pyrénées, Le Fanal – Scène nationale de Saint-Nazaire, Maison de la Culture d’Amiens, Le Merlan – Scène nationale de Marseille, Teatro Argentina – Teatro di Roma.

Voir les autres spectacles :


Récits de juin

mardi 5 janvier à 19h au Théâtre de La Criée (Petit Théâtre)

Enrico V
samedi 9 janvier à 19h, dimanche 10 janvier à 18h et mardi 12 janvier à 20h30
au Merlan

La Menzogna
Jeudi 14 janvier et vendredi 15 janvier à 20h, samedi 16 janvier à 15h
La Criée hors les murs joue au Théâtre du Gymnase (spectacle en italien surtitré)
Spectacle suivie d’une rencontre avec l’équipe artistique

 


 

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Tout est parti d’un livre d’Harold Brodkey trouvé lors d’un voyage en Birmanie intitulé justement Cette obscurité féroce. Récit d’un homme mort du sida. Pippo Delbono trouve là une source d’inspiration pour son spectacle. Il crée un poème « qui évoque comment on peut arriver à retrouver l’harmonie et la paix sans jamais parler de Dieu. »
Cette féroce obscurité, cette nuit qui vient forcément après le jour, Pippo Delbono la regarde droit dans les yeux. Avec beaucoup de délicatesse et une grâce inouïe, il nous entraîne sur les chemins d’une méditation sur la mort. Dans un décor d’une blancheur immaculée surgissent des images qui s’impriment pour longtemps sur nos rétines. Des tableaux rappelant la période noire de Goya ou le désespoir du Cri de Munch. Des silhouettes felliniennes, des figures échappées d’une Venise perdue, des visages grimaçants sortis du cinéma expressionniste allemand. Un tourbillon noir mêlant tragique et grotesque, un carnaval macabre qui révèle par contraste une lumineuse conscience de la vie. Une vie que Pippo Delbono, dans les dernières minutes du spectacle, danse maladroitement, tel un enfant. Renvoyant chacun de nous à l’humilité de notre commune condition.
 

Autour du spectacle

deux journées consacrées à Pippo Delbono

Samedi 9 janvier au Théâtre du Merlan
19h Enrico V
21h projection de "La Paura" (film en VOST) suivie d’une rencontre «Nouvelles écritures filmiques liées au téléphone portable»
avec Pippo Delbono, Benoît Labourdette, directeur artistique du Pocket Film Festival de Paris et Emmanuel Vergès, directeur de ZINC (zone d’intervention numérique)
– Projection et rencontre : entrée libre sur réservation

Samedi 16 janvier au Théâtre du Gymnase
15h La Menzogna,
17h30 Rencontre avec Pippo Delbono
21h Projection de "Grido" (film en VOST) réalisé par Pippo Delbono (2009)

Pippo Delbono
Né en 1959 en Ligurie, d’un père violoniste, Pippo Delbono découvre le théâtre tout petit à l’école. Il poursuit sa passion à l’université de Gênes. Sa véritable révélation viendra lorsqu’il fréquente l’Odin Teatret, groupe de recherche basé au Danemark, dirigé par Eugenio Barba, où il reste trois ans. Il développe une conscience extrême du corps, se mettant à l’écoute du moindre geste. Il y travaille aussi la danse (influencé par Pina Bausch) et la voix, et s’intéresse tout particulièrement à la relation entre
théâtre et danse.
En 1986, il fonde avec l’acteur argentin Pepe Robledo sa propre compagnie avec laquelle il crée son premier spectacle Il Tempo degli assassini et tous les suivants. En cours de route, il rencontre des personnes qui vivent l’art, non comme un métier mais comme une expérience de survie. Ces expériences humaines l’influenceront fortement dans ses recherches. La compagnie s’installe en 1993 en Ligurie où elle ouvre un espace permanent de formation : « La Danza nel Theatro ». Ils créent La Rabbia dédié à Pier Paolo Pasolini ; Barboni ; Guerra ; Esodo ; Il Silenzio et Gente di plastica.
En 2004, le Festival d’Avignon présente Enrico V et lui commande une création : Urlo. Sa création Récits de juin a été présentée
au Festival d’Avignon en juillet 2006. Il reçoit le Prix Donatello (meilleur film)
en 2004 pour Guerra. Il présente sa prochaine création, La Menzogna, au festival d’Avignon en 2009.
Ses spectacles sont joués dans les principales capitales européennes, en Amérique du Nord, Centrale et du Sud, et ont suivi, en parallèle, le parcours politique de pays comme l’Irak, la Bosnie, l’Albanie, la Palestine en s’adaptant aux situations extrêmes de la guerre et des conflits. Auteur d’exception, il joue dans ses pièces, témoignage de son engagement dans le message transmis et de sa volonté de ne pas se singulariser des membres de sa troupe. Il fait partie des chefs de file du théâtre populaire, convaincu depuis toujours que l’intellectualisme tue l’art. La scène est pour lui un espace ouvert et mobile comme un état de pensée.