Rêve d'automne

Jon Fosse
Patrice Chéreau

traducteur de Jon Fosse Terje Sinding
6 au 11 juin 2011
Grand Théâtre

Une création du Théâtre de la Ville – Paris
Création saison 2010 / 2011

Grand Théâtre Durée : 1h45

Représentations
lundi 6 juin à 20h
mardi 7 juin à 19h
mercredi 8 juin à 19h
jeudi 9 juin à 20h
vendredi 10 juin à 20h
samedi 11 juin à 20h

Avec Valéria Bruni-Tedeschi, Marie Bunel, Pascal Greggory, Michelle Marquais, Bulle Ogier, Alexandre Styker, Bernard Verley

 

décor Richard Peduzzi
costumes Caroline de Vivaise
lumières Dominique Bruguière
assistant lumière Françoise Thour
conception sonore Eric Neveux
assistants mise en scène Vincent Huguet et Valérie Nègre
assistantes décors Cécile Degos et Louise Reyre
assistante costume Brigitte Laléouse

traducteur de Jon Fosse Terje Sinding

Production Théâtre de la Ville - Paris
Coproduction Musée du Louvre, Festival d’Automne à Paris, le Grand T - Scène conventionnée de Loire-Atlantique, De Singel - Anvers, Théâtre du Nord - Théâtre National Lille Tourcoing Région Nord Pas-de-Calais, Stadsschouwburg - Amsterdam, Piccolo Teatro di Milano - Teatro d’Europa, Wiener Festwochen, Festival d’Athènes, Centre dramatique national Orléans - Loiret - Centre

Création Théâtre de la Ville - Paris, décembre 2010

Pièce publiée chez l’Arche Editeur
 

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Fin d’automne, après la pluie. Un homme et une femme se rencontrent dans un cimetière. Ils se trouvent - ou se retrouvent. Ils s’aiment, ou vont s’aimer, ou s’aiment encore, comme s’ils s’étaient aimés déjà. Autour d’eux, d’autres personnages apparaissent, s’agitent, s’affairent à enterrer leurs morts. Le temps s’accélère puis se suspend… Que s’est-il passé ? Que se passe-t-il ? Cet homme et cette femme existent-ils vraiment, ou sont-ils des fantômes ?

« La vie est un ciel avec des nuages avant la tombée de la nuit. »
Jon Fosse, Rêve d’automne 



[…] L’enterrement d’une femme âgée qui devient l’enterrement de tout un monde, la salle vide d’un musée où les corps s’empêchent et se déchirent, la mort de toute une lignée du côté des hommes : la grand-mère paternelle, le père, puis cet homme-là que nous raconte Fosse, cet homme sans qualités et son fils de dix-neuf ans qui ne connaîtra jamais son enfant. Et dans ces vies entêtées, l’ombre envahissante du désir et du deuil unis dans un même mausolée.
Un rêve en automne, des visages qui aiment et souffrent, un désir sexuel inassouvi, rongé par la mort et le suicide, des corps qui ne font que désirer pourtant. […]
Un homme et une femme qui se sont connus se retrouvent devant nous : qu’est-ce qui existe ou a existé entre cet homme et cette femme ? De quoi sera fait leur futur auquel on assiste déjà ? Et puis : qui est mort ? Et qui va mourir ? On parle ici de sexe comme on parle de Dieu parce qu’on ne parle que de mort dans ce cimetière : mort des inconnus, mort des proches, mort de l’amour, inassouvi et pourtant perpétuel.
[…] Accouplements dans un cimetière et mythologies d’un musée : tant d’êtres figés dans la pierre ou au milieu des couleurs qui, la nuit venue, se réincarneraient sous nos yeux.
Patrice Chéreau, avril 2010

« Le Louvre invite Patrice Chéreau - Les visages et les corps » exposition, danse, théâtre, cinéma, concerts, musique filmée (nov. 2010 - jan. 2011)

Des représentations de Rêve d’automne sont présentées en avant-première au musée du Louvre du 2 au 18 novembre 2010.

 


 La presse en parle...

Jon Fosse
Né en 1959 en Norvège, auteur de romans, essais, poèmes et livres pour enfants, il se consacre entièrement au théâtre depuis 1994 : Et jamais nous ne nous séparerons, Quelqu’un va venir, L’Enfant, Et la nuit chante, Rêve d’automne, Visites, Hiver. Ses pièces sont souvent mélancoliques, mais invitent aussi à rire de notre maladroite humanité. Son écriture volontairement répétitive et économe en moyens, mais d’une grande force poétique, le place comme l’un des écrivains les plus importants de la jeune génération norvégienne.

Patrice Chéreau
Il dirige le Théâtre de Sartrouville (1966 à 1969), le TNP de Villeurbanne (1971 à 1977) puis le Théâtre des Amandiers à Nanterre et son école de comédiens (1982 à 1990). Il fait connaître l’œuvre de Bernard-Marie Koltès (Combats de nègre et de chiens, Quai ouest…). Parmi ses mises en scène les plus marquantes au théâtre : La Dispute et La Fausse suivante (Marivaux), Lear (E. Bond),
Les Paravents (J. Genet), Quartett (H. Müller), Hamlet (Shakespeare), Phèdre (Racine), La Douleur (M. Duras), et à l’opéra : la Tétralogie de Wagner (Festival de Bayreuth), Lulu et Wozzeck (A. Berg), Don Giovanni et Cosi fan tutte (Mozart)…
Ses réalisations au cinéma participent à sa reconnaissance internationale (La Reine Margot, Ceux qui m‘aiment prendront le train, Intimité…).